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« La fille de Brooklyn » de Guillaume Musso

4ede couverture (Résumé des éditions XO)

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. 
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

« Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? »

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Intense et captivant, un cold case aussi addictif qu’une grande série télé.

Intrigue diabolique, personnages uniques et attachants, suspense de tous les instants : avec La fille de Brooklyn, Guillaume Musso signe l’un de ses romans les plus ambitieux et les plus réussis.

Guillaume Musso

La fille de Brooklyn

Éditeur Pocket

Parution : 2017

576 pages

Mon avis :

Ce n’est que le deuxième roman de Guillaume Musso que j’ai lu, malgré son grand succès et mon assez grande collection personnelle. J’ai commencé par « Parce que je t’aime », car il m’a été offert à l’époque et j’en ai de bons souvenirs. Je me suis dis que pour mon grand weekend en Pologne, un livre plus léger, serait parfait.

La fille de Brooklyn, est un roman policier comportant une enquête assez complexe. Ce n’est pas le petit livre sympathique tel que je l’avais pensé, mais une histoire très bien développée avec beaucoup de rebondissements. Une adaptation au cinéma serait excellente ! L’auteur respecte bien les règles du polar, beaucoup plus proche de style d’Harlan Coben ou de Michael Connelly, que celui d’Agatha Christie ! J’ai également beaucoup aimé le fait que Musso dévoile de temps en temps plus d’informations, pour nous faire croire que nous sommes sur la bonne piste, en train de résoudre une énigme et que nous sommes plus malin que l’écrivain. Rien de plus faux ! Tout ça, pour attirer notre attention et ajouter d’autres éléments qui compliquent finalement toute l’histoire. Plus grande est la manipulation du lecteur, plus le roman policier est réussi!

Après avoir lu la 4ede couverture, nous pouvons déjà remarquer qu’il s’agit de la disparition d’Anna, la petite amie du personnage principal – également le narrateur. Pendant la lecture, nous suivons une enquête avec lui, nous découvrons ensemble le passé d’Anna. On le suit principalement à Paris et à New York, mais l’action se passe aussi dans quelques autres villes de France et des États-Unis. 

Même si, dans son ensemble, la thématique est peu joyeuse et le roman est parfois cruel, ce livre ne nécessite pas de pause, il est très addictif ! Prévoyez des nuits blanches, car une fois commencé, on ne peut plus résister. Je vous avoue, que (comme d’habitude), il m’a servi uniquement dans l’avion. Mon court séjour s’est passé sans lecture, mais dès que je suis rentrée chez moi, je le lisais partout et sans cesse. 

Même lorsqu’un roman est excellent, il y a toujours quelques « mais ». Dans « La fille de Brooklyn » il y a deux points négatifs. Tout d’abord, Musso introduit des absurdités, qui détruisent le monde qu’il a créé. Par exemple, qui prend un avion à New York, du jour au lendemain ? Le visa n’existe pas dans son monde littéraire ? 

En continuant avec l’irréalisme, l’action se passe pendant seulement quelques jours, trois – je crois. Tous les évènements, tous ses déplacements, tous ses rendez-vous mais notre personnage a tout de même le temps de faire des petites siestes sur le canapé et de jouer avec son fils…. A propos, son fils. Il faudrait appeler une assistante sociale, parce que, soit il laisse son petit enfant à n’importe qui, soit il le prend avec lui au beau milieu de la nuit, dans des endroits improbables, surtout pas adaptés aux bébés ou aux tout-petits. 

Alors que, ces quelques exemples mériteraient un peu plus de travail, je vous recommande ce roman tout de même. Dès la première page, on entre dans l’imaginaire de l’auteur, on suit les héros, on vit leur vie. Si vous avez envie de vous faire surprendre, de vous retrouver à New York, de vous balader dans le quartier de Montparnasse, de jouer dans un film d’action, de retrouver votre fragilité, alors n’hésitez plus, lisez-le ! 😉

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