Chroniques littéraires,  Littérature française

Marc Roger – Grégoire et le vieux libraire

4e de couverture :

Marc Roger, l’auteur de ce livre, est un amoureux des mots, un lecteur public qui va de librairie en bibliothèque. Dans ce premier roman émouvant et drôle, il communique son enchantement pour la lecture, cet horizon infini qui nous relie les uns aux autres.
Grégoire et le vieux libraire, c’est la rencontre inattendue et merveilleuse entre un adolescent et un vieux libraire. L’un n’a jamais aimé lire, l’autre a pour seule richesse sa passion des livres. Ce trésor enfoui, Grégoire va peu à peu le découvrir en faisant, chaque jour, la lecture au vieil homme atteint de la maladie de Parkinson. Et tandis qu’à la musique des mots celui-ci renaît, Grégoire s’éveille à leur pouvoir mystérieux. 
Dans cet hommage à la littérature et à l’amitié, on assiste émerveillé à la naissance d’un lecteur, à l’émancipation d’un jeune homme, et au bonheur retrouvé d’un passeur d’histoires.

Édition brochée
18.00 € 

30 Janvier 2019 
240 pages 

Source : Albin Michel

Mon avis :

Grégoire et le vieux libraire est le premier livre de Marc Roger aux éditions Albin Michel. Le livre sympathique, peut nous rendre pensifs. Il m’a bien surpris (positivement) ! J’ai commis un petit crime cette fois-ci et je n’ai pas lu sa 4ede couverture avant de l’avoir acheté… Et oui, une honte, je le sais ! Cette belle image sur la couverture en est peut être la cause. Un chat mignon + des livres = Malwina « craque » JEn commençant le roman, j’étais donc persuadée de découvrir l’histoire d’un chat dans une charmante librairie… En fait, pas du tout ! 🙂

Grégoire, n’est pas un chat, comme je l’avais pensé, mais un jeune employé dans une maison de retraite. Le vieux libraire s’appelle Monsieur Picquier, il y est résident. L’un, sans bac, sans grandes ambitions. L’autre, amoureux des livres, il a consacré toute sa vie à la lecture et à sa librairie.

Ces deux personnages se croisent et là, l’histoire commence. M. Picquier, qui souffre de la maladie de Parkinson, demande à Grégoire de lui faire une lecture. Nous pouvons remarquer ici l’influence de l’auteur, qui lui-même est un lecteur public depuis des années ! 

Au début, la lecture m’a un peu perturbée, parce que Marc Roger adapte le langage (ce qui est évident) aux personnages. Vous pouvez donc imaginer, que Grégoire utilise le langage très familier, des expressions de jeunes, il fait une masse de fautes d’orthographe. Pour moi, pas d’origine française, c’était assez difficile. Ensuite, ce mélange avec le discours bien éloquent du vieux libraire, cela donne deux styles littéraires intéressants et … un bon exercice de langue ! Même si ce changement de style est assez drastique, on s’adapte rapidement. 

Personnellement, je trouve que ce livre, est une belle représentation de la poétique du voyage, de l’amitié, de la vieillesse, sous la forme plus moderne. L’auteur à l’âme très romantique, qui marque bien nos deux héros. Le livre est vraiment agréable à lire, même si la thématique est parfois un peu triste. Grégoire et le vieux libraire touchent le lecteur, mais sans le rendre déprimé. On découvre plutôt son côté positif. Au lieu de pleurer sur le fait que nous sommes dans un endroit peu drôle, entourés par des personnes âgées et malades, on rigole de leurs idées folles. Le vieux libraire devient souvent un enfant irresponsable, Grégoire prend un rôle d’un adulte-protecteur. Ou encore mieux, les deux se comporte comme des enfants. 🙂

Cela me fait penser au livre (ou au film si vous voulez) « PS. I love you » de Cecelia Ahern. L’histoire est horriblement triste, mais présenté de telle façon, qu’elle ne fait que rire !

Pour conclure, je vous recommande vivement ce roman. C’est un livre qui peut nous sembler simple ou rapide, nous invite finalement à réfléchir après sa lecture et c’est ce que j’apprécie beaucoup. D’un côté sympathique, de l’autre construit avec sagesse. Rien n’est là par hasard. En plus, même si parfois il y a des sujets revus, si nous les intégrons tous ensemble, dans un récit, comme l’écrivain l’a fait, nous avons quelques chose de nouveau et intéressant (selon moi, bien évidemment).

Chapeau bas, Monsieur Roger ! C’est une belle histoire, qui mérite d’être lue.

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