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« La grande nageuse » d’Olivier Frébourg

4e de couverture :

Originaires de Bretagne, Marion et le narrateur se connaissent depuis l’enfance et ont la même passion pour l’océan. Lui est marin, elle une nageuse à la beauté indolente qui goute un plaisir sensuel à avaler les kilomètres. Mais le narrateur aspire à d’autres horizons : il nourrit une passion de plus en plus vive pour la peinture. De son côté, Marion passe son temps au fond de l’eau. La mer réunit-elle ou sépare-t-elle ceux qui s’aiment ?

Auteur :

Olivier Frébourg, né en 1965 à Dieppe, est écrivain, journaliste et éditeur. Il a travaillé pour les grands magazines : Libération, Le Figaro Littéraire, Le Figaro Magazineet Géo. Le rédacteur chez les Éditions du Rocher, en 2003, il créé sa propre maison – Éditions des Équateurs. Il a également obtenu plusieurs prix littéraires, entre autres : Le prix des deux Magots 1990 pour « Roger Nimier », le prix François Mauriac de l’Académie Française pour « Port d’attache » et le prix Jean – Freustié en 2014 pour ce roman « La grande nageuse ».

Mon avis :

La beauté de la Bretagne et l’histoire sensible avec un esprit un peu romantique. Il nous fait rêver et voyager. Ce roman joue beaucoup sur la fragilité et l’esthétique. 

Ce qui m’a plu, c’est le conflit intérieur des personnages. Un couple qui pensent se connaître par cœur, depuis des années, même s’ils sont jeunes et en train de construire une vie commune. Tout ce qui a lié ces personnages – leurs passions, ne sont plus suffisantes dans leurs vie d’adulte. Chacun a son propre besoin d’avoir son espace intime. Ils cumulent de plus en plus de nostalgie et de frustration.

Le narrateur, marin, consacre son temps libre à la peinture, il passe plus de temps seul. Présent physiquement, mais avec la tête ailleurs. Sûrement pas du côté de sa femme. En revanche, Marion, se projette à la découverte d’elle-même, d’origine vietnamienne, elle cherche sa place et essaye de connaître mieux l’histoire de sa famille. Les personnages se cherchent, se trouvent et se perdent sans cesse. 

Dans ce roman, j’ai aussi adoré les paysages décrits de la Bretagne. En lisant « La grande nageuse », nous nous sentons comme les personnages d’un tableau de Manet ou de Degas. 

« Il nous arrivait, le soir, de marcher jusqu’à la plage de Goviro et de nous arrêter devant la maison des Viviers. « C’est la maison de mes rêves », me dit-elle une fois. C’était une petite maison blanche de pêcheurs qui se trouvait sur les rochers au point de se confondre avec l’océan. Nous y respirons l’odeur de l’iode si acre a cet endroit précis de la pointe du Conguel » 

p. 43

Pour conclure, oui, j’ai beaucoup aimé ce roman. J’ai tellement aimé que la personne qui me l’a prêté, me l’a finalement offert. L’ouvrage a son charme unique, apaise, mais il demande également de la réflexion. 

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